Une nouvelle controverse a éclaté dans le paysage politique français après que Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a plaisanté sur la prononciation du nom de Raphaël Glucksmann lors d’un meeting à Perpignan le 1er mars 2026.
Les faits
Durant son discours, Jean Luc Mélenchon a prononcé le nom de l’eurodéputé de deux manières différentes : « Glucksman » puis « Glucksmane » après s’être repris. Cette déformation du nom de famille à consonance juive a immédiatement suscité l’indignation de Raphaël Glucksmann.
La réaction de Glucksmann
Le cofondateur de Place publique n’a pas mâché ses mots. Sur Franceinfo, il a dénoncé un comportement incompatible avec les valeurs républicaines : « On ne joue pas sur des noms à consonance juive ou à consonance étrangère. Ce n’est pas la tradition de la République. »
Raphael Glucksmann a comparé Mélenchon à Jean-Marie Le Pen et en l’accusant de « jouer avec les pires codes de l’extrême droite française et de l’antisémitisme ». Pour lui, cette attitude confirme qu’une alliance électorale avec LFI est désormais impossible.
Les excuses de Mélenchon
Quelques heures après la polémique, Jean-Luc Mélenchon a présenté ses excuses sur X (anciennement Twitter), affirmant avoir « déformé par erreur beaucoup de noms » durant ce discours, citant également Donald Trump et Mickaël Idrac. Il s’est dit « désolé » et a promis de ne plus recommencer.
Un contexte tendu
Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu, quelques jours après que Mélenchon a été accusé d’antisémitisme pour avoir ironisé sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein, suggérant une tentative de « russification » du nom du pédocriminel américain.
Cette accumulation de polémiques autour de la prononciation de noms à consonance juive alimente les accusations d’antisémitisme à l’encontre du leader insoumis et creuse encore davantage le fossé entre les différentes formations de gauche.

