Pendant que Bruxelles peaufine ses discours, la Chine inonde nos usines, la Russie bombarde des civils, et la Silicon Valley façonne le cerveau de nos enfants. Trois empires, une seule question : l’Europe va-t-elle continuer à regarder ailleurs ?
Le constat est brutal.
Notre industrie dépend de la Chine. Notre numérique dépend des États-Unis. Notre énergie a longtemps dépendu de la Russie. Ce n’est plus de la realpolitik, c’est de la soumission stratégique qui ne dit pas son nom.
Face au discours sur l’état de l’Union d’Ursula von der Leyen, Raphaël Glucksmann n’y va pas par quatre chemins : l’inaction n’est plus une option. Voici ce qu’il propose, sans détour :
Reprendre le contrôle, maintenant
- Un vrai plan d’investissement européen dans les industries vertes : pas des promesses, des usines.
- La préférence européenne dans les marchés publics : produire chez nous, pour nous.
- Stopper le dumping chinois qui saigne nos emplois industriels.
- Faire enfin appliquer le DMA et le DSA — les lois existent, il ne manque que le courage de les faire respecter face aux géants du numérique.
L’Ukraine, ligne de front de notre propre liberté
Ne nous voilons pas la face : ce qui se joue à Kyiv nous concerne directement. Chaque missile qui tombe sur un immeuble ukrainien est un avertissement adressé à toute l’Europe. Et pendant que l’extrême droite progresse d’un pays à l’autre, une chose est sûre : si elle arrive au pouvoir, elle lâchera l’Ukraine à Poutine sans sourciller.
Raphaël Glucksmann s’engage : la France doit devenir le fer de lance de la résistance européenne. Concrètement :
- Déployer Skyshield, le bouclier porté par les Ukrainiens eux-mêmes, pour intercepter drones et missiles au-dessus des civils.
- Accélérer les livraisons de systèmes anti-missiles et relancer une vraie production européenne d’armement.
La phrase à retenir
Résister aux empires, ce n’est pas un slogan — c’est une politique industrielle, une régulation numérique appliquée sans faiblesse, et un soutien sans condition à ceux qui, en Ukraine, se battent aussi pour notre liberté.
L’Europe a les moyens de choisir son destin. Reste à savoir si elle en aura la volonté.
Pour aller plus loin :
la réponse de Raphaël Glucksmann au discours sur l’état de l’Union

